Responsabilité sociétale, développement durable : notre storytelling du futur

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Non, le développement durable et la responsabilité sociétale dans les entreprises ne sont pas morts avec la crise. Mieux : la crise a semble-t-il poussé les entreprises à accélérer la transformation de voeux pieux en actions quotidiennes partagées (et surtout) appliquées par tous, spontanément. Question de budget : des comportements naturels permettent en effet à terme de se passer de coûteux services ou départements "responsabilité sociétale" et "développement durable. Une étude fait le point sur le sujet.
Transformation de voeux pieux en actions concrètes ? Beaucoup d'entreprises ont encore des difficultés à arriver jusque là. Il y a pourtant un moyen plutôt évident pour y parvenir : le storytelling. Ce peut être un faciliteur efficace, sans grandes contraintes, ni budgétaires ni de timing.
Nous pouvons vous accompagner dans cette démarche.

Quel est votre storytelling du futur ?

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René Duringer, animateur de l'observatoire des tendances, pose une question narrativement très intéressante :
 
Quelles seraient les 5 personnes avec qui vous aimeriez converser sur le monde en 2030 ?

1. Anthropologue
2. Architecte
3. Artiste
4. Auteur
5. Blogueur
6. Coach
7. Cogniticien
8. Comportementaliste
9. Couturier
10. Créatif
11. Cuisinier
12. Curator
13. Décroissant
14. Démographe
15. Designer
16. Documentaliste
17. Early adopter
18. Economiste
19. Enarque
20. Enseignant
21. Entrepreneur
22. Ergonome
23. Ethnologue
24. Ethicien
25. Ethologue humain
26. Expert du 2.0
27. Expert en connectivité
28. Expert en études quali/quanti
29. Expert en mobilité
30. Expert en spiritualité
31. Expert en technologies
32. Financier
33. Freeter
34. Geek
35. Géopoliticien (géostratégie)
36. Gérontologue
37. Globe trotter ayant identifié les innovations dans le monde
38. Hacker
39. Historien
40. Humaniste
41. Influenceur
42. Ingénieur
43. Innovateur
44. Inventeur
45. Journaliste
46. Linguiste
47. Lobbyiste
48. Marketeur
49. Mathématicien
50. Médecin ou représentant du corps médical
51. Média Planneur
52. Météorologue
53. Militaire (cyberwar)
54. Neurolinguiste
55. Neurologue
56. Otaku
57. Paysagiste
58. Philosophe
59. Photographe de rue
60. Planneur stratégique
61. Politique
62. Polyglotte
63. Prospectiviste
64. Psychologue environnementaliste
65. Psychologue/Psychanalyste
66. Publicitaire
67. Scénariste ou écrivain de science fiction
68. Scientifique
69. Sémanticien
70. Sémiologue
71. Sociologue
72. Spécialiste de l’Asie
73. Spécialiste de l’univers des couleurs
74. Sportif de haut niveau
75. Statisticien
76. Trend setter orienté mode/fashion/luxe
77. Urbaniste
78. Veilleur

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Storytelling : un mythe tombe

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Dans le livre que j'ai publié récemment avec Jean-Marc Blancherie, "Storytelling du luxe", j'émettais déjà des doutes sur l'efficacité des stars dans la publicité (et encore plus lorsqu'une démarche de storytelling est mise en oeuvre), voici une étude qui confirme que les pubs avec vedettes, stars sont moins efficaces que celles qui en sont dépourvues. Rien ne vaut effectivement une bonne histoire : et un bon récit, c'est bien autre chose qu'une affiche de personnages prestigieux.
 
Nous vous rappelons que nous pouvons vous aider à formuler vos messages qu'ils soient marketing, publicitaires ou managériaux : ils peuvent être storytelling sans avoir besoin d'artifices particuliers, et peuvent être multi-formes et multi-plateformes, c'est notre rôle.
 

Storytelling et deep acting

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Je publie aujourd'hui dans la newsletter Influencia (très bien) orchestrée par Isabelle Musnik, une tribune de réflexion sur le storytelling et le deep acting, dont voici les premières phrases :
 
"Le storytelling (communiquer avec des récits, des histoires) est partout, c'est un fait. Dans la communication, produits, des marques, institutionnelle... Certains y voient le pire, d'autres une grande nouveauté voire une tendance pour 2011. D'autres (j'en fais partie) partent du principe que "les histoires sont la monnaie d'échange des rapports humains" (dixit Robert McKee) et l'ont toujours été.
Cela dit, je suis tombé tout récemment sur un post qui présentait le "deep acting" comme une tendance possible du storytelling dans les organisations, et par extension dans la relation client, pour les marques, les produits etc."
 
 

Storytelling : une story est-elle la même chose qu'une story ?

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Story et story-journalime
 
Story : article de journal. Dans le monde anglo-saxon, une story désigne un article de journal, quel qu'il soit : c'est une story.
Story : histoire, au sens de "raconter une histoire", conter.
Deux mots identiques, deux sens différents. Et alors ? C'est courant. Le dictionnaire est rempli de ce genre de similitudes. Pas de quoi en faire toute une histoire !
Ben si.
Car c'est plus complexe qu'il n'y paraît : des stories au sens n°1 peuvent être des stories au sens n°2, ou ne pas en être, et bien entendu, la réciproque est vraie.
Ainsi, de plus en plus d'articles de journaux ont adopté ce que l'on appelait autrefois "le ton", "le style" magazine. Les aficionados ou même les lecteurs de passage de Géo savent bien ce qu'est un article de magazine : on ne nous livre pas des faits, on nous les raconte. Et cela, et bien c'est du storytelling. Si prompts à s'ériger contre le storytelling, les Rue89 et Mediapart n'échappent pas à ce qui n'est pas une tendance mais le coeur de la mission du journaliste : éclairer le lecteur. Et si, pour cela, c'est une histoire qui est le plus efficace...
 
Il y en a bien qui diront : non, la mission du journaliste n'est pas d'éclairer le public, mais de lui transmettre des informations. A part que ce n'est pas cela que demande le public : des informations, il en a déjà des tonnes, multicanales, bien plus qu'il ne peut en digérer. Et pour transmettre des informations, il n'y a nul besoin de 36 000 journaux : un Paper.li bien carrossé s'en chargera bien, reléguant un certains nombre de titres de presse classiques au rang d'objets inutiles et agaçants parce que payants.
D'autres diront : non, la force du journaliste, c'est l'analyse qu'il livre. Et il est vrai que les histoires se refusent à fournir une analyse toute prête à son auditoire. C'est à l'auditoire en question qu'est transféré une grande partie du pouvoir détenu de manière bien trop importante par le journaliste.
Or, cette vision traditionnelle -de livraison d'une analyse- n'a plus de pertinence, à une époque ou de plus en plus de sources, diversifiées, autres que journalistiques, permettent à l'auditoire de se forger sa propre opinion : médias et réseaux sociaux, user generated content, bloguing, agrégation... Avec, également, les news journalistiques, mais comme élément de ce faisceau, avec un rôle, mais qui n'est pas forcément central. Dans cette nouvelle architecture, nouvelle histoire aussi, de l'accès à la connaissance, peut avoir un rôle, mais il n'est pas l'acteur unique ni même central. Dans ce qui n'est plus un monologue mais un dialogue et une co-construction d'histoire, le personnage central est l'auditoire, et le journaliste peut avoir un rôle d'animateur de la discussion, la conversation, s'il le souhaite. Il est légitimé par son expérience pour avoir ce rôle, mais s'il choisit dene pas l'assurer, la conversation, l'histoire, se déroulera tout de même mais sans lui.
A l'arrivée : pas du prêt à penser, mais un matériau immédiatement opérationnel.
 
Story et story littéraire
 
L'autre jour, lors d'une conférence que je donnais sur le storytelling, une participante m'interpellait sur le fait que "je n'avais pas fait de storytelling pour expliquer le storytelling". C'était vrai... selon ses références. Ces dernières étaient très littéraires, or selon notre pratique de storytelling des organisations, les récits à l'oeuvre dans les organisations sont presque toujours beaucoup plus simples que cela. Parfois, les récits les plus riches de sens sont des plus minimalistes. Avec parfois quelques mots seulement, un seul mot voire aucun mot. Une image, peut-être ? Oui, dans le cas de la présentation en question : les textes n'étaient pas narratifs, chaque image, par contre, racontait une histoire à elle seule, ou était à même d'en déclencher une parmi l'auditoire.
Basique, le storytelling ? Ben oui, et sans complexes.
 
Des stories-histoires immédiatement opérationnelles comme elles savent l'être dans les organisations et/ou la vie quotidienne, c'est bien cela qu'attendent les auditeurs.

Que faut-il pour construire une histoire ?

SUR E-STORYTELLING  POUR VOIR LA VIDÉO

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Il y faut de l’émotion, elle vient grâce à…

Des personnages : ICI, Nastasia Kinski, un serpent, un hibou, un lapin, des personnages qui sont en situation, qui sont là, avec le sens qu’ils donnent à leur réalité, au croisement, peut-être, de celle des autres.

Une atmosphère : la forêt, la nuit, ses bruits inquiétants et envoutants, la nudité de Nastasia, faiblesse et force, ingénuité et courage

Des relations entre les personnages, et les « actants » de l’histoire, qui vont tout à coup, ou lentement, générer l’émotion ; ou leur attente, tout se suspend dans l’attente, même notre cœur qui semble ne plus battre : quel animal va s’emparer de la belle Nastasia ? Quelle curiosité Nastasia va-t-elle satisfaire, à propos de quoi ?

Un ensemble d’images, qui sont au-delà de la pellicule du film ou des mots du récit, des images mentales, des représentations qui peuvent être seulement esquissées, imperceptibles, mais qui habitent notre être, qui interpellent notre intériorité, des mots qui viennent à l’esprit sans le vouloir : ces représentations, les vôtres au cours de cette séquence

Des actes, du faire, du changement, de la transmutation : simplement, elle avance, nue, dans la nuit qui dévoile sa vie intense

Un dénouement, bien sûr : un cri, l’image de quelque chose rouge

Il y faut ainsi les ingrédients de notre propre émotion, pour notre entrée personnelle dans l’histoire : la beauté de Nastasia, notre arrivée avec elle, lente marche, au cœur de la nuit dans la forêt, le lapin qui se sauve comme lourdement, prisonnier de la pesanteur, inversion de l’image normale, c’est la personne humaine qui semble légère, aérienne…

Storytelling sur écran

Bien-sûr, d'autres ont déjà diffusé le lien vers ce film pub signé Intel, mais en tant que pro du storytelling, on ne pouvait pas laisser passer cette intrigue sans la faire remarquer.
Alors, c'est donc Intel, qui signe ce film intitulé "The Chase" (La traque), dont la particularité n'est pas de raconter une histoire mais de la raconter sur un écran d'ordinateur : oui, un écran avec l'histoire qui se déroule sur des fenêtres informatiques qui s'ouvrent sur l'écran au fur et à mesure qu'avance l'histoire. Tout est filmé façon capture d'écran, dirait-on. Au passage, il y a aussi une dimension transmédia...
Bon, c'est à voir, ici :
 

PS : nous pouvons aussi concevoir des histoires sympas avec d'autres techniques, contactez-nous...