Le storytelling : une question d'éducation

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Oui, le storytelling fait partie du bagage d'une personne bien éduquée. Bien éduquée c'est à dire armée pour la vie (et surtout la réussir).
C'est Josh Kaufman, le créateur du personal MBA, qui a lancé cette intéressante discussion.

Il commence par citer les 10 compétences d'une personne bien éduquée telles qu'elles sont définies par l'Université de Harvard. Une référence certes, mais sans référence directe au storytelling : des références implicites dans cette liste, tout de même.

La liste des compétences de Harvard :

- la capacité de définir des problèmes sans être guidé (rien de spécifique au storytelling dans cette aptitude, même s'il n'y a aucune incompatibilité)
- la capacité de poser des questions difficiles (là, des techniques narratives peuvent permettre d'obtenir des résultats sans les crispations et blocages qu'engendre une attaque argumentative frontale)
- la capacité d'assimiler rapidement les données indispensables à extraire d'une masse d'information non pertinente (reformulées sous forme de récits, les données sont plus digestes et plus facilement mémorisables)
- la capacité de travailler dans des équipes sans directives (une équipe autonome a besoin de se construire une histoire pour avoir un fil directeur, une cohérence)
- la capacité de travailler complètement seul (rien de vraiment storytelling ici)
- la capacité de persuader les autres que votre chemin est le bon (là, c'est ambigu. Oui, le storytelling est un formidable outil de persuasion, ou plutôt de conviction. La différence ? La persuasion est davantage axée sur l'émetteur du message, la conviction sur l'auditeur, ce qui correspond bien plus au fonctionnement réel du storytelling)
- la capacité de conceptualiser et réorganiser l'information suivant de nouveaux modes (oui, le storytelling déclenche de nouvelles connexions, qui donnent naissance à de nouvelles histoires)
- la capacité de débattre sur des idées avec un oeil vissé sur leur mise en oeuvre (possible avec le storytelling, qui n'est pas du tout un opium des peuples ou un moyen d'amuser la galerie)
- la capacité de penser de manière inductive, déductive et dialectique (le storytelling fonctionne par association d'histoireset son ressort est le conflit)
- la capacité de s'attaquer aux problèmes de manière heuristique -l'art d'inventer (or, le storytelling, c'est avant tout l'art de surprendre)

Josh Kaufman a aussi constitué sa propre liste :
Certaines des compétences qu'il mentionne relèvent du storytelling, d'autres non.

Les compétences storytelling :
L'expression écrite (claire et concise de ses idées) ; l'expression orale (mêmes qualités exigées que pour l'expression écrite) ; la prise de décisions (identifier des enjeux clés, prioriser, gérer l'ambiguïté...) ; les relations (l'interaction avec les autres, dans une logique de confiance et de respect) ; la résolution des conflits (anticipation et résolution) ; la création de scénarios (pour aider à la prise de décisions) ; la conscience de soi (ressentir et gérer ses émotions internes) ; les interrelations (identifier, décrypter les composants clés des systèmes et des relations, en incluant les causes à effet, les effets secondaires...) ; l'assimilation des informations

Les autres compétences :
Les maths (les utiliser pour analyser et résoudre des problèmes) ; la planification ; l'acquisition de compétences (même si cette dernière peut se faire à travers le storytelling.

Ben, ça se passe de comparaison...

Bien démarrer son storytelling et un cadeau à gagner !

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Nous avons conçu un pack spécial pour bien démarrer son storytelling, avec les outils que nous jugeons indispensables pour effectivement débuter dans la constructon d'un récit, d'une histoire. Que ce soit pour une marque-produit, une marque personnelle, une grande cause...
 
Ce pack comprend :
- une série de 10 fiches outils pour maîtriser la structure d'une histoire et son rythme, selon le type d'histoire raconté (drame...) ;
- 20 histoires complètement prêtes à l'emploi : elles sont indexées par thème (autant d'idées de contextes d'utilisation) et sont adaptées à de nombreux usages, que ce soit pour affirmer son leadership, faire comprendre concrètement des valeurs clés mais abstraites...
- 4 secrets de storytelling : évidemment, il y a bien plus que 4 secrets dans le storytelling, mais ceux-ci, nous les avons sélectionnés parce qu'ils sont à la fois complémentaires des autres éléments du pack et qu'il s'agit de points particulièrement importants pour réussir son storytelling
- une vidéo de formation sur un type d'histoire particulièrement puissant, puisqu'il est destiné à emmener véritablement son public dans l'action, de plein pied, activement et concrètement. combien de projets sont morts nés parce que personne ne s'y est engagé de manière opérationnelle ? Parfois, une histoire spécifique peut faire toute la différence...
 
Le pack ne coûte que 26 euros et est en vente dans notre boutique en ligne du storytelling.
 
Mieux encore : à compter de la publication de cet article, une personne sera désignée parmi les 20 premiers acheteurs du pack pour remporter un cadeau storytelling surprise d'une valeur de 249 euros !!!!

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La boutique en ligne du storytelling

Pourquoi la pub Renault Mégane est du storytelling

Oui, la pub Renault Mégane, celle qui se moque de son homologue Opel, so non pas British mais Deutsch : c'est du storytelling.
Pourtant, si on la décrypte, le compte narratif n'y est pas. On a beau décomposer le spot jusque dans les moindres détails, impossible d'y trouver la moindre trace d'une construction d'histoire. C'est de la pub, un point c'est tout.
 

Alors quoi, il est où ce prétendu storytelling, dans cette pub ? Ben, il est ailleurs.
Le storytelling, ce n'est pas seulement une histoire que l'on raconte. C'est aussi, et même surtout, une histoire qui se connecte. Et même parfois : une connexion qui formalise une histoire. C'est le cas ici.
 
Explications :
De quoi s'agit-il ici ? D'une forme de pub comparative, certes. Mais ça n'en fait pas une histoire, du storytelling. D'un petit élan chauvin, un peu moqueur pour nos amis les Allemands, oui, bien-sûr. Si on approfondit ce point, le chauvinisme, il faut le connecter à l'actualité du moment : cette pub voit le jour, non seulement après la pub made in Deutschland d'Opel, mais en pleine coupe du monde de rugby. Evidemment, l'Allemagne n'y est pas (et ne risque pas d'y être de si peu), mais ces événements sportifs dans lesquels la France est engagée, rugby, foot, jeux olympiques etc., sont toujours marqués par une résurgence de chauvinisme à la française, gaillard, ironique, jouant les gros bras et le rire gras. La presse y va de son petit stimulus, la télé nous ressort ses animateurs spécialistes en "chauffage de salle" siglé chauvin... 
Là où je veux en venir, c'est que cette pub a de la résonnance parce qu'elle se connecte de manière informelle à une atmosphère ambiante qui lui est favorable, un élément d'actualité, un morceau d'histoire, aussi, et cet ensemble formalise donc une histoire.
 
Et maintenant ?
Maintenant que la coupe du monde de rugby est finie, et qu'il n'y a pas de grande échéance à court terme, je conseillerais à la pub Mégane de ne pas s'éterniser. Car, là, elle ne serait plus que dans le registre de la pub vaguement comparative, et quel avantage y'a-t-il à se comparer à une marque qui alimente les dictons populaires en Allemagne depuis des générations ? Tiens, celui-ci, très célèbre : "jeder Tottel fährt ein Opel" (tous les idiots conduisent une Opel -en allemand, ça rime)...
 
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Le storytelling et le Haka sur BFM

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J'ai eu le plaisir d'être interviewé par Stéphane Soumier pour l'émission Good Morning Business sur la radio BFM, le mardi 18 octobre. C'est mon initiative pour faire le lien entre le storytelling et le célèbre Haka des rugbymen néo-zélandais qui a fait l'objet de cet entretien, mais j'ai également eu l'occasion de de définir brièvement le storytelling. Donc, sur les deux plans, c'est un bon petit moment que j'ai passé et que je partage avec avec vous.

Les 3 types de storytelling

Il y a, pour moi, 3 types de storytelling : le storytelling raconté, le storytelling vécu et le storytelling intégré.
J'ai eu envie d'écrire cet article suite à l'étude OC&C - Baromètre de l'attractivité des enseignes et à une discussion sur LinkedIn.

Le premier type de storytelling, raconté, est le grand classique des histoires notamment publicitaires.
Besoin d'en dire plus ? Voilà alors l'une des dernières pubs de Toyota pour son Hi lux : "tougher than you can imagine".

Mais encore une fois, ce n'est pas ce genre d'histoire qui est le plus efficace et donc le plus important. Pour rappel : c'est bien l'histoire que l'on se raconte qui compte le plus.

Alors passons au storytelling du deuxième type.
Le storytelling vécu peut être illustré par Apple. Apple a développé un univers narratif. Des produits aussi, bien sûr, mais maintenant que Steve Jobs est mort, on entend bien qu'outre les produits innovants, c'est aussi la création de la communauté des Apple addicts qui a été innovante et décisive. Et c'est bien autour de cet univers narratif d'une machine qui se met au service de l'homme qu'elle s'est construite. Au service, c'est à dire la machine intelligente qui s'adapte à l'homme. Un storytelling vécu, donc : une histoire que les addicts se racontent.
Impossible de le trouver dans les pubs Apple : il n'y est pas. Il était raconté par Steve Jobs à chacune de ses apparitions, mais c'est parce qu'il était l'archétype de l'Apple-addict : il racontait ce qu'il ressentait, vivait, et les fans ressentaient, vivaient la même chose.

Le troisième type de storytelling
est encore différent. Dans ce cas, le storytelling ne se trouve pas dans la formulation publicitaire d'une histoire, ni même le développement d'un univers narratif : c'est le storytelling intégré..
Pour en avoir un exemple, c'est dans l'étude OC&C que l'on peut puiser.
Elle montre que, tout comme en 2010, Picard reste l'enseigne préférée des Français. Le PDG de l'enseigne résumait ainsi la recette de son succès : " l'alchimie conjuguée de nos produits, de notre profondeur de gamme, de nos implantations de proximité, du professionnalisme de nos équipes, de nos 200 innovations par an. C'est là le vrai moteur de notre chiffre d'affaires".

C'est ce type d'analyse qui a fait dire à Michel Hébert sur LinkedIn qu'un Picard n'avait pas besoin de storytelling, au regard de tous ses atouts.
A tort. C'est une notion trop réduite du mot storytelling qu'il a prise en compte : celle d'un storytelling d'apparence(s) (ou d'apparat).
Or, l'autre jour, avec Terrence Gargiulo (grand pro US du storytelling -nous n'avons personne de son acabit en France), nous parlions de toutes ces histoires sous-jacentes qui font une marque.
Explications avec le cas Picard.
L'enseigne est arrivée première dans le classement d'OC&C sur le critère de la confiance. La confiance des clients, ce n'est rien d'autre que des expériences vécues de confiance. Donc des histoires, du storytelling. Idem pour l'aspect et le confort des magasins, les services, la qualité des produits (expérience aussi), l'adéquation des produits avec le mode de vie (encore plus : là, le produit s'invite dans l'histoire quotidienne du client et en devient un élément)...

Il est comme ça, le storytelling, multiforme et parfois même invisible. Et pour chacune de ces formes, l'intervention d'un professionnel du storytelling est une valeur ajoutée considérable. Je dirais même que le champ du storytelling invisible est celui qui offre le plus de potentiel.

Pourquoi on ne peut plus faire de narration

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Pas de narration, pas de storytelling ? Le titre est volontairement provocateur. et il rebondit en fait sur une interview du chanteur et compositeur Jean-Louis Murat, il y a quelques jours sur France Inter. Il ne parlait pas de storytelling directement, mais de narration.

Au journaliste qui l'interrogeait sur son travail, il a répondu : "ce n'est plus possible de faire de la narration aujourd'hui, il n'y a plus de place pour cela" (ce n'était pas un regret de sa part, juste un constat d'une nécessité d'adaptation à cette nouvelle donne). Il ajoutait : "il faut faire, aujourd'hui, un exercice de soi à soi".
Quand on touche, sans avoir l'air ou même conscience de le faire, au storytelling, cela ne peut que faire réfléchir ceux qui le pratique.

Voir sous la surface

Lues en surface, ces paroles peuvent étonner. Quand même, ces storytellers (et aussi les détracteurs du storytelling) qui n'arrêtent pas de dire que le storytelling est partout, incontournable et tout le toutim, tous ces gens raconteraient-ils des histoires ? Prises ici au sens de bobards.
Non, c'est juste que le storytelling et la surface ne vont pas (du tout) bien ensemble.


La narration au sens que lui donne Jean-Louis Murat se situe au niveau de la surface. Et il est vrai qu'aujourd'hui, un récit unilatéral de type monologue, avec des interactions minimes, n'est vraiment plus possible. On ne va pas refaire le film de l'interactivité, de l'homo internetus 2.0 etc., mais le public est devenu pro-acteur - pro-actif. Bon, c'est du su, connu.
 
Mais ce n'est pas la seule dimension de cette narration de surface. Cette autre dimension concerne la notion de contenus. Et là, j'ai envie de dire que le temps n'est plus aux contenus. Je crois que dans le message de Jean-Louis Murat, il y a aussi (et peut-être surtout) cette dimension-là.
Alors quoi ! Alors que la vague du brand content est encore vive, que la production de contenus est au coeur des débats qui agitent l'économie du web, il n'y aurait plus de place pour les contenus ? C'est le storytelling qui se tire un boulet de canon dans le pied, là !
Pas forcément. Pour faire un parallèle avec le monde des musiques actuelles, on voit bien que les messages formulés de manière riche, élaborée dans les textes des chansons ne fonctionnent plus vraiment.
 
Pour un storytelling plus brut
 
C'est la même chose dans le storytelling, à mon sens. Un storytelling de type publicitaire, qui reviendrait à instiller de la narration dans les outils, bien léchés, traditionnels des campagnes de com, est beaucoup moins efficace qu'un storytelling moins travaillé, plus brut. Avec des forces, des fragilités aussi, de la personnalité authentique surtout. Un storytelling personnel qui touche au coeur personnellement, en somme.
En ce sens, ce qu'a pu dire un Denis Fabre sur Darkplanneur à propos du storytelling digital prend pour moi tout son sens : "le storytelling est en train de se faire dépasser par le storytelling digital". Je ne sais pas si c'était là le message voulu, mais la montée en puissance d'un storytelling digital certes réfléchi, conçu, architecturé, marque aussi l'essor d'un storytelling plus simple dans son expression, ce qui va aussi dans la même direction.
De toute façon, l'intensité et le temps d'attention que le public est prêt à accorder rend la majorité des efforts consentis inutiles. Et prétendre que la créativité est faite pour cela, augmenter l'attention, est, pour moi, de plus en plus un alibi pour ne pas regarder en face la réalité de l'évolution des publics.
 
Alors que reste-t-il de narratif à mettre en oeuvre pour le storytelling ?
 
"L'exercice de soi à soi" dont parle l'artiste. Il y a plusieurs façons de l'interpréter, mais quelles qu'elles soient, c'est toujours du storytelling. Ouf ! Mais un autre storytelling.
Je l'ai déjà dit quelquefois, la clé du storytelling est l'histoire que l'on se raconte à soi-même. Il y a bien l'histoire que l'on nous raconte (dont l'importance est de plus en plus minime en tant qu'outil) et celle que l'on se raconte.
 
Première interprétation :
L'exercice de soi à soi est auto-centré. C'est l'artiste, pour rester dans le fil de Jean-Louis Murat, qui se parle à lui-même. Le public en est le témoin. A lui de comprendre ce qu'il veut, mais c'est bien l'artiste qui, seul, a la clé.
Evidemment, cela peut fonctionner sans vrai problème dans un univers artistique, mais dans le monde des entreprises ?
Il y a un intérêt, et cela fait longtemps que, personnellement, tout comme mon confrère et ami Jean-Marc Blancherie, nous mettons en oeuvre des outils partant de matériaux hyper-personnels pour en tirer de l'utilité collective, en entreprise. On peut par exemple imaginer un workshop dont l'objectif serait de rapprocher des gens que tout semble opposer en trouvant entre eux des patterns de connexions narratives. Des histoires auto-centrées, hyper-personnelles peuvent bien être un matériau de base de premier choix pour cela.

Deuxième interprétation :
"Mobile lumineux dont tous ignorent l'utilité, ça me va", dit Jean-Louis Murat. On peut quand même lui en trouver, une utilité.
Le "soi à soi" peut bien être cet effet levier qu'une bonne histoire doit être capable d'avoir pour chacun de ses auditeurs. C'est donc bien une connexion entre l'histoire racontée et tout le "bagage" narratif de l'auditeur qui débouche sur une histoire que l'on se raconte. Pas besoin d'histoire bien léchée pour cela. Au contraire. L'histoire devra avoir des aspérités pour que l'auditeur puisse l'agripper. Et même des aspérités de nature multiple, pour correspondre à la diversité de la narrativité des auditeurs.
Le "soi à soi" est alors ici le fonctionnement normal du storytelling : deux soi qui se rencontrent. Et forcément de l'authenticité au bout.

Ainsi va le storytelling des organisations d'aujourd'hui. Un storytelling grass-roots dans sa nature et dans son expression, quel que soit le vecteur de com, digital ou autre.
Il paraît que le retour à la nature mais dans une version moderne est en vogue dans la société ; et bien dans le storytelling aussi.

 

Une formation Storytelling à Paris les 27-28 octobre

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Cela fait maintenant plusieurs années qu'avec Jean-Marc Blancherie (Evalir), co-auteur du livre "Storytelling, le guide", nous meons des formations en duo. Pourquoi à deux ? Parce qu'une formation au storytelling a forcément pour vocation d'être utilisée immédiatement après la formation, avec la transposabilité dans l'entreprise ou l'organisation comme élément clé.
Et cela nécessite la réalisation d'exercices approfondis, qui ne le seraient pas vraiment sans encadrement sérieux. Voilà donc pourquoi nous sommes deux.

Evalir et moi-même (Stéphane Dangel Consultant) organisons une nouvelle session de formation au storytelling à Paris, les 27 et 28 octobre. Elle est ouverte à tous, et particulièrement adaptée aux chefs de projets, fonctions communication, marketing et managériales, consultants, et toute personne, dans une logique de développement personnel...

Comme nous sommes perfectionnistes, nous retravaillons sans cesse notre programme de formation, qui, pour cette rentrée, a été complètement repensé. Le storytelling est en effet une discipline vivante et en mouvement. Notre nouveau programme vous est présenté ici.
Et comme nous voulons que le storytelling soit accessible au plus grand nombre, nous maintenons des tarifs attractifs pour nos formations.

A noter : Evalir tout comme Stéphane Dangel Consultant sont des organismes de formation officiellement enregistrés comme tels, ce qui vous permet de bénéficier des dispositifs de prise en charge qui vous sont accessibles.
Au plaisir de passer un bon moment narratif avec vous !

Informations, inscriptions : 09 52 25 31 22 - contact@evalir.com

Le storytelling et les émotions (partie 2)

Bon, le storytelling et les émotions vont bien ensemble, et ce qui tombe bien est que les émotions reprennent de la légitimité. Maintenant que l'on a dit tout cela : so what ?
Quel genre d'émotions ? D'où viennent-elles ? Peut-on structurer, catégoriser ces émotions ?

Comme dans la première partie de cette exploration des émotions et du storytelling, ce sont de nouveau des scientifiques qui apportent les explications nécessaires.

Pour les Néo-Darwiniens :
Il y a 5 émotions de base : la tristesse, la colère, la joie, le dégoût et la peur.
Bon, jusque là rien d'extraordinaire. Par contre, les Néo-Darwiniens relient ces émotions de base à des comportements dits adaptatifs : la tristesse à la réintégration, la colère à la destruction, la joie à la reproduction, le dégoût au rejet et la peur à la protection.
En traduction storytelling, les comportements sont les messages que peuvent transmettre les récits qu'il met sur pieds.

Les théories cognitivo-physiologiques :
Pour Schachter et Singer, une dimension cognitive est à l'oeuvre : la situation-stimulus émotionnel produit un effet physiologique, certes. Mais là où cela nous intéresse au niveau du storytelling : c'est que cet impact physiologique est interprété en fonction de nos expériences passées, nous pouvons ainsi comprendre ces émotions.
Mandler précise l'expérience émotionnelle comme une évaluation de la situation qui a amené l'émotion au regard des schémas émotionnels préexistants, constitués des connaissances, croyances, normes...

L'intelligence émotionnelle :
C'est un complément du QI. Les réseaux neuronaux qui activent ces deux intelligences sont différents mais connectés. Et c'est toujours ce que nous avons dit dans le storytelling : un récit = émotion + raison.
Solvey et Mayer précisent que l'intelligence émotionnelle est l'aptitude à prendre conscience de ses propres émotions, gérer ses émotions, mais aussi l'aptitude à la motivation, l'empathie et la gestion des relations. Bien que de nature génétique, l'intelligence émotionnelle est susceptible d'évoluer sous l'influence de l'expérience, aussi.

La roue des émotions de Plutchik :
Robert Plutchik a inventé un modèle des émotions, leurs relations et leurs combinaisons.
Son modèle est composé de 8 émotions de base, opposées deux à deux :
- joie / tristesse
- sympathie / dégoût
- peur / colère
- surprise / excitation
Ce serait trop basique s'il n'y avait pas également des nuances, représentées graphiquement par des couleurs et dans uns schéma soit en rosace, soit en coupe (voir visuels).
Exemples :
optimisme => anticipation + joie / désappointement
soumission => attirance + peur / outrage
agressivité => colère + anticipation / crainte
etc.

Autant de conceptions qui nous éclairent un peu plus sur les mécanismes des émotions dans l'efficacité du storytelling.

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La mana du Haka au service des entreprises

Même si on ne s'intéresse pas au rugby, on a déjà entendu parler du Haka. Il s'agit de cette fameuse danse, qui est aussi un chant, interprété par les rugbymen des îles du Pacifique sud avant chaque rencontre. Le plus connu est le Haka néo-zélandais, mais chaque île a le sien : Tonga, Samoa... Et en Polynésie française aussi, on pratique le Haka : pas à Tahiti mais dans les îles Marquises (un Haka très long y est très célèbre : il dure environ 6 minutes -celui des Néo-Zélandais 1'30" maximum). En réalité, on doit parler des Haka, car sur chaque île, il y en a plusieurs.

Et pour rendre justice complètement au Haka, il faut bien dire que son univers narratif est bien plus profond que le sport, le rugby. Le Haka fait partie de la culture ancestrale, et si les rugbymen l'interprètent, c'est bien pour tirer la force qui réside dans les traditions de leur nation, les valeurs qui l'ont construite et continuent de l'animer (déjà, là, on voit une parenté avec l'univers de l'entreprise).
Le Haka fait aussi partie de mon histoire, puisque je suis membre depuis plusieurs années d'une troupe artistique franco-polynésienne qui l'interprète en public.
Alors, cela m'a donné une idée, pour une utilisation du Haka tout à fait sérieuse et utilitaire, dans les entreprises.

J'ai écrit un article sur Indice RH à ce sujet. A votre disposition pour échanger sur le sujet.

Pour information : la mana dont il est question dans le titre peut se traduire par "force" (langage maori).