Storytelling à propos

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On croît souvent que le bon storytelling est forcément beau. Que rien ne vaut un spot bien léché pour transmettre une histoire.
C'est évidemment faux, et ce blog s'est déjà fait l'écho d'initiatives à la fois simples et efficaces de storytelling.
Parfois, la simplicité réside dans l'outil même utilisé.
Voici donc un exemple d'utilisation narrative de la section "A propos" (ou "About", pour les sites web anglophones) d'un site web, ordinairement la plus banale, la plus ennuyante aussi, à écrire pour les gestionnaires du site.
Pourtant, donc, on peut en faire quelque chose de vraiment bien tourné, un vrai plus pour le site.

Merci à Lou Hoffman, spécialiste américain du storytelling, d'avoir repéré ce très bon exemple.

C'est une nouvelle entreprise baptisée SigFig qui est prise, donc, comme exemple.
Déjà, sa section "A propos" s'appelle "Notre histoire".

1er extrait :
"Avant de lancer SigFig, nous étions des investisseurs ordinaires, frustrés par l'état du monde financier. Il semblait qu'il n'y ait pas d'échappatoire aux commissions sur transactions cachées, aux mauvais conseils d'investissements, aux technologies dépassées qui ne nous aidaient pas beaucoup à rapprocher nos outils de ceux des pros de Wall Street. Ajoutez à cela le quasi effondrement de l'industrie financière, et nous nous sommes rapidement dits que nous n'avions décidément que des mauvaises cartes dans notre jeu."

C'est narratif, et on cerne parfaitement ce qui est en jeu. Bon, on attend une suite, tout de même.

2ème extrait :
" Finalement, nous en avons eu marre de toute cette complexité et ce manque de transparence à Wall Street, et nous avons décidé de faire quelque chose. C'est pourquoi nous sommes là aujourd'hui, à bâtir SigFig -une plate-forme d'investissement gratuite qui permet à tout le monde, des investisseurs au quotidien au retraité amateur, de traquer, analyser les données et d'améliorer leur portefeuille".

Très instructif aussi, ce passage. Notez que l'on nous dit "nous en avons eu marre". Pas : "nous étions ennuyé", ou "nous en avons conclu qu'il devait y avoir un meilleur moyen". Ces deux dernières formules appartiennent à la communication classique : discours policé, peu engageant, et à l'arrivée peu efficace. Les auteurs de ce texte ont tablé sur la formule la plus forte, émotionnellement. Et sans se préoccuper des apparences, de la façon normée dont il faut ou non s'adresser aux lecteurs : autant de préoccupations inutiles qui font d'un message un consensus mou sans intérêt pour le lecteur.
Et on nous dit seulement maintenant quelle est l'activité de SigFig. Encore une convention qui saute ! Car, en communication classique, on nous dit qu'il faut tout de suite placer ce genre de passage au début du texte (je soupçonne les tenants de la com classique d'avoir cette attitude parce qu'ils se disent bien que les lecteurs n'iront pas très loin dans leur texte...). C'est une convention qui ne tient pas : dans ce texte, cela ne nous a pas gêné d'attendre quelques lignes. Pourquoi ? Parce que nous étions engagés dans l'histoire racontée.

Il nous manque la vision de l'entreprise.

3ème extrait :
SigFig est née de la conviction partagée qu'épargner et faire fructifier votre argent durement gagné a été trop compliqué depuis trop longtemps. Bientôt, grâce à SigFig, vous n'aurez plus besoin d'être hyper riche pour avoir des conseils d'investissement de grande qualité ou d'avoir un diplôme en fiances pour traquer des données et les analyser...

Voyons comment Merrill Lynch s'y prend pour sa part :
"Merrill Lynch est l'un des leaders mondiaux du management financier, du courtage, de la corporate finance (je ne suis pas assez expert de ce domaine pour vraiment traduire ce terme) et des services de banque d'investissement.
Travaillant avec nos clients en tant que partenaire stratégique, nous créons et mettons en oeuvre des solutions gagnantes, qui répondent aux besoins stratégiques, financiers et d'investissement cruciaux de nos clients, partout dans le monde.
Nous nous distinguons en construisant et en maintenant des partenariats solides avec nos clients. Merrill Lynch place sa relation avec le client en tête de ses préoccupations et est fière de mener ses activités sur la base de 5 principes immuables : la focalisation sur le client, le respect des personnes, le travail d'équipe, l'entrepreunariat responsable et l'intégrité."

Cela vous rappelle quelque chose ? Trop de textes déjà vus ? Passe-partout ? Vides de sens ?

Moi, en tant que client, je sais avec qui la lecture de ces deux textes me donne envie de travailler (et de ne pas travailler)...

Le storytelling est bien plus fort que la marque

Très instructive vidéo de Tom Peters (l'auteur de "In Search of Excellence", auteur business très connu Outre-Atlantique) : pour lui, le storytelling peut être plus puissant que la marque elle-même. Mis l'une en face (ou à côté...) de l'autre, la brand et la story : c'est la meilleure qui gagne, et donc "best story wins".

Retrouvez-nous également sur :
Et :

Comment faire des échecs un bon storytelling

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Ce n'est pas nouveau : on apprend de ses échecs. On l'a dit à plusieurs reprises sur ce blog.

Aujourd'hui, on a décidé de vous dire comment traquer le storytelling du pire. De quoi s'agit-il exactement ?

Tout simplement de se dire que vouloir innover à partir de bonnes pratiques éprouvées est sinon illusoire du moins très consommateur d'énergie, de compétences etc.

Il est beaucoup plus facile et intéressant de partir des mauvaises pratiques... Bien sûr, les bonnes pratiques sont à suivre, mais dans une logique d'évolution, les mauvaises n'ont rien à leur envier. Car, la généralisation des bonnes pratiques n'est pas une innovation, c'est uniquement un alignement. Et pas un jeu avec les mots.

Et ce storytelling du pire est à traquer dans les secteurs utiles : service client – CRM bien sûr, le plus immédiatement profitable, marketing, management, process de production, design produits etc. Et cela concerne bien entendu le pire du pire, ces situations désolantes à pleurer, mais aussi ces petites mauvaises pratiques du quotidien, que l'on ne remarque plus, mais que ceux qui en ont à pâtir voient bien, eux. Parfois sans le dire, car cela est intégré par le client (externe ou interne) comme un désagrément inévitable, qui, parce qu'il n'est pas perçu et donc encore moins managé, peut rompre l'équilibre avantages-inconvénients sans prévenir, et entraîner le clash.

Toutefois, d'une très mauvaise pratique à une opportunité unique d'être disruptif, il y a parfois un gap pas si grand que cela. Une occasion à saisir, donc.

Comment les chercher, donc, ces mauvaises pratiques ?

- Déjà : en allant recueillir des expériences auprès de ceux qui les vivent. Oui, ceux dont on a tendance à masquer, atténuer les mauvaises expériences, parce que le management de ces situations tel qu'il est pratiqué, nous appris que c'était « la façon de faire ». Même pas la meilleure : la seule qui soit acceptable par l'entreprise. Consensus mou, flou de mise.

- Ensuite, en expérimentant sur le terrain ces mauvaises pratiques, au coeur de la mêlée. On aura là l'expérience de « ce qui ne va pas », et aussi, en même temps, quelques insights, ou au moins indices explicatifs, des raisons pour laquelle, « là, ça ne va pas du tout ». C'est aller un peu plus loin que la traditionnelle immersion du nouvel arrivant dans une organisation.

- Penchez-vous aussi sur votre passé. Il y a des histoires intéressantes à voir là. Puis à mettre en réseau, pour en tirer des tendances. Il y a parfois des trésors de mauvaises pratiques soigneusement enfouies depuis des années.

- Autre tâche utile : rassembler ces histoires de worst practices dans une base de données, indexée. Non pas pour en faire un musée des horreurs, mais un outil utile, matière première d'un travail de réflexion, et d'action.

Alors que reste-t-il à faire ? A se saisir de ces histoires, qui sont là, on en connaît certaines, très bien même, mais notre réflexe premier est trop souvent de les taire et de ne rien en faire.

 

Le pouvoir du storytelling transmédia

C'est un document très précieux que voilà : près de 45 minutes d'explications en vidéo sur le storytelling transmédia par le plus grand expert mondial sur le sujet, à savoir Jeff Gomez. Jeff Gomez s'exprimait au Cross-Media Forum 2011 (à Londres), mais c'est bien de transmédia dont il s'agit.
Comment racontons-nous des histoires à un auditoire qui a des échanges migratoires de masse avec le mobile, les médias sociaux, les jeux vidéo et d'autres plates-formes digitales encore ? Cette question est au coeur du storytelling d'aujourd'hui, et Jeff y répond de manière simple.



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Les citations qui ont inspiré l'Université du Storytelling

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Lidée de l'Université du Storytelling, la formation en ligne complète au storytelling, nous est venue, pour partie, de certaines réflexions bien senties lues par ci par là chez nos amis américains sur la narration, l'importance et l'utilisation des récits.

Voici donc ces citations qui ont inspiré l'Université :

L'Université du Storytelling est ouverte

C'est un projet sur lequel je travaillais depuis plusieurs mois et le voilà abouti : le lancement d'une plate-forme de formation au storytelling en e-learning, l'Université du Storytelling.
Au fil des nombreuses formations menées en inter et en intra, et de conversations avec des personnes intéressées par une formation au storytelling, je me suis en effet aperçu que la formule de la formation classique était un frein pour beaucoup de gens. Manque de temps et absence de flexibilité pour se réserver 1 ou 2 jours de formation, restriction des coûts dans l'entreprise... Ce sont là des freins classiques à une formation. Et puis, d'un autre côté, il y a aussi la volonté de pouvoir prendre son temps pour vivre une formation à son propre rythme, avec une possibilité de personnalisation supplémentaire, d'échanges privatifs avec le formateur, aussi, proche du coaching.

C'est à tous ces objectifs, toutes ces contraintes que répond l'offre de formation complète au storytelling de l'Université du Storytelling.

A quoi mène cette formation en e-learning ?
Tout simplement à vous doter des outils nécessaires pour utiliser au quotidien et facilement le storytelling au sein d'une organisation, que ce soit en tant que manager, marketeur, communicant, chef de projet... Simple mais crucial : le storytelling est reconnu comme étant le moyen le plus efficace de formuler un message efficace dans le contexte des organisations d'aujourd'hui. Tout simplement, encore, parce que le storytelling utilise à la fois le vecteur de l'émotion et de la raison dans son fonctionnement.
Très concrètement, au terme de cette formation complète au storytelling, vous serez capable :
- d'identifier les moments de la vie de l'entreprise où vous pourrez utiliser le storytelling avec pertinence
- de construire des histoires efficaces pour transmettre des messages précis, adaptés aux objectifs et au contexte
- de trouver des idées d'histoires à haut potentiel

Université, cela signifie-t-il qu'il s'agit d'un cours magistral ? Quel est le contenu de cette formation ?
L'Université du Storytelling, c'est tout sauf une université classique. Des outils d'apprentissage variés sont proposés : présentations, vidéos, ressources sonores, représentations illustrées, explications sous forme de textes, modèles à télécharger et utiliser, ressources bonus... Et surtout : de nombreux exercices pratiques rythment la formation. C'est donc une formation dans laquelle le stagiaire agit et n'est pas spectateur !

En tant que stagiaire, suis-je livré à moi-même dans l'Université du Storytelling ?

90 % des exercices font l'objet d'une analyse personnalisée par un vrai formateur spécialiste du storytelling, et cette analyse vous est communiquée, pour vous aider à progresser dans votre parcours. Mais ce n'est pas tout : un RDV point d'étape intermédiaire + un RDV de bilan final, tous deux en live avec le formateur qui vous suit, font partie de votre parcours dans l'Université du Storytelling.

Combien est-ce que ça coûte ?
Nous estimons que cette formation complète est équivalente à une durée d'1 à 2 jours de formation classique. Pour un prix bien inférieure à 1 journée de formation : en effet, la formation au storytelling de l'Université du Storytelling est un investissement de seulement 249 euros nets !
Et comme nous sommes un organisme de formation officiel, cela signifie que vous pouvez bénéficier des dispositifs de prise en charge habituels et que vous recevrez une une convention et une attestation de formation.

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