Plutôt que de parler de vilain storytelling, ce qui est impropre (à la consommation et impropre tout court), c'est de storytelling de vilains dont on peut parler. C'est à dire d'utilisation du storytelling avec de mauvaises intentions, de manipualtion. Cela dit, de bonnes intentions ne seraient pas une garantie éthique, mais c'est sûr qu'en partant avec de mauvaises, la vertu n'est pas au rendez-vous ! Encore un exemple : Vu dans un reportage à la télé. Il s'agissait d'une formation de vendeurs à la commercialisation d'extensions de garanties. Le formateur expliquait qu'il fallait raconter des histoires aux clients pour les convaincre d'acheter ladite garantie. Des histoires de catastrophes, bien entendu. Comme cela risquait d'être quand même un peu gros, trop enrobé de subterfuges, le formateur leur donnait un truc supplmentaire : débiter ces histoires catastrophes le plus rapidement possible, à la chaîne, car, disait-il, "soumis à un rythme rapide, les clients finissent par accepter le discours du vendeur", et donc par avaler n'importe quoi. Le storytelling : c'est à laportée de tout le monde, mais tout le monde ne devrait pas pouvoir forcément l'utiliser. Un peu comme une voiture en fin de compte. |