Le storytelling bluffant de Nokia

Gary Waite est photographe, et nokia lui a proposé de photographier avec un Nokia. Tiens donc ! Mouais, pourquoi pas : un artiste photographe pour revisiter le traditionnel testimonial client. Mais la seule originalité serait ici  que cet artiste utilise un mobile comme appareil photo...
Sauf que Gary Waite n'est pas un artiste photographe comme les autres : en plus d'utiliser ici un Nokia, il est aveugle !
Et alors là, le fameux (et souvent fumeux) testimonial client est vraiment revisité, et de quelle manière ! Plusieurs histoires complémentaires, de la marque, de la marque avec ses clients, de l'artiste avec le produit et la marque...
 
 

Des mindmaps pour se raconter

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Les vertus du mind-mapping sont bien établies : présenter des idées, des concepts sous forme de carte mentale. Les usages ne manquent pas et une simple recherche Google pourra les détailler en détails : analyse, résolution de problèmes, réflexion, enseignement, management. Ce sont là les 5 usages majeurs identifiés par Tony Buzan, qui peut être considéré comme Monsieur mind-mapping et dont tous ceux qui se sont intéressés de près à la discipline connaissent bien les travaux.
 
Avec mon partenaire Jean-Marc Blancherie, qui était un professionnel du mind-mapping avant d'être un spécialiste du storytelling, nous avons réfléchi aux possibilités de concilier les deux : mind-mapping et storytelling.
Et cela donne de nouveaux usages, narratifs, pour se raconter.
 
Que peut-on donc faire de narratif avec des mindmaps ?
 
- "Raconter" des process : le problème de l'étude de process se pose lorsqu'il s'agit de déterminer pourquoi et comment un atelier, une chaîne de fabrication, un collaborateur réussit à faire son travail mieux que son voisin. Si on lui demande ce qu'il fait de différent, il répondra dans 99% des cas : rien. Par contre, décomposer les process sous forme de map, et de récit, peut être très productif. Même pour des process complexes. Décomposer des process n'est pas automatiquement faire du storytelling, mais associer les deux facilite à la fois la parole et l'enchaînement pertinent des informations.
 
- Raconter des histoires : pas des bobards, des récits. Nous avons déjà fait des tests : il est parfaitement possible d'aller très loin dans la narration d'intrigues sophistiquées. Le déroulement des branches de la map induit même beaucoup de suspense.
- Mapper des histoires dont on aura fait la collecte. L'articulation naturelle des maps, et leur propension à générer une réflexion décalée par rapport à d'autres techniques, amène des regroupements dont on aurait peut-être pas eu l'idée autrement.
 
Cela fonctionne : je l'expérimente au quotidien. Et je vous propose, avec Jean-Mac Blacherie, de vous accompagne dans cette voie.
 

Se raconter dans les médias sociaux

Médias ou réseaux sociaux, en fait, ce qui tend de plus en plus à être la même chose depuis que les réseaux sont aussi devenus des sources et des animateurs de flux d'information.

Beaucoup de personnes ont un usage des médias sociaux qui peut être qualifié d'erratique, instinctif, non réfléchi. L'instinctif, c'est de l'émotionnel, donc à priori un contexte favorable au développement de récits, d'histoires, non ?

Peut-être, mais cela ne suffit pas : si nous utilisons les réseaux sociaux pour nous raconter, c'est dans un objectif précis, avec une intention toute autre que de faire partager le cours de notre vie sur le vif. Si l'on en croît le grand écrivain américian Kurt Vonnegut, notre vie de tous les jours n'a d'ailleurs rien de particulièrement passionnant : son intensité oscille peu le long d'une ligne médiane, et selon Vonnegut c'est pour cette raison que nous avons tendance à exagérer le moindre des événements que nous vivons.

Par contre, si l'on choisit de bâtir une stratégie narrative sur les médias sociaux, c'est bien autre chose que ce quotidien décousu que nous allons vouloir et pouvoir raconter.

Les médias sociaux utilisés consciemment offrent des opportunités pour de bonnes histoires, positives.

Où en êtes-vous de votre activité narrative sur les médias sociaux ?

La première des choses à faire est de mettre à plat votre activité sur les médias sociaux : que racontez-vous ? Et de vous poser dans la foulée une deuxième question : quelles histoires souhaitez-vous raconter sur la marque personnelle que vous constituez (personal branding), mais aussi sur votre auditoire (clients ou d'autres publics -car il ne s'agit pas de parler uniquement de vous), et quelle est l'ambition qui fédère tout cela à un niveau méta ?

Comparez ensuite les deux : vous aurez votre feuille de route, du moins une mesure du travail à faire, ce qui ne vous donnera pas pour autant un mode d'emploi.

Comment améliorer les choses ?

Suivez ce schéma :

- Définissez donc un objectif, en allant au fond des choses dans cette démarche introspective, en touchant à l'essence de cet objectif

- Définissez les attributs de votre histoire : ses personnages, notamment (le héros, vous ; mais aussi ses-vos adversaires), qui donneront de la vie, du réel dans un environnement virtuel

- Quelle est la structure de votre histoire ?

- Quels seront les points d'entrée de l'auditoire dans votre histoire (c'est plus de cette façon qu'il faut raisonner que dans le sens inverse, traditionnel : faire entrer le message dans la cible)

- Quelle est la valeur de cette histoire pour vos cibles ? S'ils en retirent de la valeur, vous en retirerez aussi. Là aussi, c'est plutôt à contre-courant des préjugés qu'il faut aller.

Ensuite, il y a tout de même une architecture multi plate-formes à bâtir, et pour cela comme pour les réponses aux différentes questions posées ci-dessus, notre expertise peut vous aider.

Storytelling : plus que quelques jours pour gagner...

... un exemplaire du livre "Storytelling du luxe". Comment ? En s'inscrivant à la newsletter Storytelling. L'un des nouveaux inscrits recevra un exemplaire papier du livre Storytelling du luxe, écrit par Stéphane Dangel et Jean-Marc Blancherie qui, au-delà du luxe, est une mine d'information et de techniques pour le storytelling appliqué au marketing.
 

Des présentations qui parlent

Des présentations qui parlent ? Et pas seulement parce qu'elles sont animées ?
Non, pour pouvoir parler, nous parler, des présentations doivent d'abord raconter quelque chose.
NB : quand on parle de présentations, c'est de slides dont il s'agit, type Powerpoint.

Quel est l'état des lieux ?
La plupart du temps, les présentations Powerpoint que nous diffusons manquent cruellement d'impact : l'auditoire les voit, les regarde (au minimum par politesse... ou parce que c'est un auditoire captif !), il y est exposé, mais il ne s'en imprègne pas, elles ne se connectent pas avec sa raison et son coeur. En storytelling, nous appelons cela "entrer en raisonnance" (ou ne pas entrer, en l'occurence).
Pour en arriver à ce résultat insatisfaisant, nous nous contentons essentiellement de présenter des faits, des chiffres, des énumérations, des objectifs dans nos présentations habituelles. Qui nécessitent, qui plus est, énormément du temps de préparation.
Ainsi, le Powerpoint est souvent présenté comme l'antithèse d'une bonne communication narrative.

Comment améliorer la situation ?
En réalité, condamner Powerpoint, c'est condamner injustement un outil, alors que c'est la façon de l'utiliser qui est en cause. Il est tout à fait possible d'obtenir une présentation qui raconte quelque chose avec un Powerpoint.
Partons par exemple d'une présentation existante.
Pour commencer, supprimons déjà :
- les faits, objectifs etc. présentés sous forme de chiffres sans autre logique que celle de l'empilement, une logique informative (et aboutissant à l'overdose)
- les énumérations (de faits etc.) sous forme de "bullet points"
- les courbes et autres graphiques dont la raison d'être est d'appuyer les chiffres
Bon, il ne reste plus forcément grand chose de la présentation. Mais c'est un bon début. D'ailleurs, supprimer les graphiques ne signifie pas que l'on n'en intégrera pas dans notre Powerpoint narratif : ils seront cependant bien différents des précédents... car chacun racontera une histoire.

Quels réflexes adopter pour faire des présentations narratives ?
- L'une des techniques consiste à travailler sur une structure narrative Début - Milieu - Fin. Nous utilisons habituellement d'autres types de structures dans le storytelling, mais dans le cas du Powerpoint celle-ci est adaptée à la situation. Quoique, d'autres sont possibles...
- Incorporez de vrais éléments narratifs : un protagoniste, un problème à résoudre, une intrigue avec de l'inattendu, de la surprise.
- Mettez de l'engagement dans votre Powerpoint : c'est à dire qu'à côté de votre présentation, il y a vous. C'est peut-être banal de le dire, mais combien de fois avons-nous déjà fait des interventions dans lesquelles nous avons oublié un point clé : l'empathie avec l'auditoire. Le Powerpoint n'est qu'une aide... pour le narrateur, mais vos slides doivent aussi pouvoir appuyer cette connexion.

Ce sont là quelques règles, et nous vous proposons d'aller plus loin dans leur mise en oeuvre avec nous : nous pouvons vous produire ou "réécrire" vos récits, et notamment vos présentations narratives.
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Storytelling, taxonomy et fairy tales

Les spécialistes en knowledge management que sont Patrick Lambe et Matt Moore se sont entretenus (bon, seulement 11 min. de vidéo au total, mais très denses) et partagent avec nous leurs points de vue sur le thème "Taxonomy & fairy tales".
Le terme n'est pas à prendre littéralement au pied de la lettre : c'est une appellation générique et fédératrice qui leur permet de parler de beaucoup de sujets qui au final sont des enjeux de taxonomie et contes de fées. Avec le storytelling sous-jacent.
 

Le storytelling : compétence n°1 des managers et entrepreneurs ?

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Evidemment, cela n'aura pas valeur d'étude, d'enquête avec échantillonage etc. Mais ce sera du ressenti, peut-être des pistes de développement personnel, de la part de ceux qui voudront bien répondre à la question.
Alors, je commence déjà par me lancer.
La question n'est pas évidente, car on aurait plutôt tendance à dire : il n'y a pas une mais des, plein de compétences, nécessaires à un entrepreneur. Toutes les compétences existantes ?
Sauf que tout dirigeant ou entrepreneur qu'il soit, nul n'a le don d'ubiquité, oui, mais il y a quand même une nécessité d'ubiquité. C'est bien le problème.

Il faudrait donc trouver une compétence qui, tout en un, permette de rassembler, fédérer des compétences multiples telles que la stratégie, la gestion, le relationnel, la délégation aussi.
Pour moi, cette compétence fédératrice pourrait être : les capacités narratives du dirigeant, de l'entrepreneur. Attention : il ne s'agit pas de ses talents (ou non) de biographe : on n'est pas ici dans l'auto-congratulation. Il s'agit des capacités à raconter ou générer des histoires chez ses interlocuteurs. Histoires ? Oui, ou plutôt récits, objets narratifs, mais surtout pas bobards. A bannir, les bobards.
Etre interlocuteurs-oriented est en effet pour moi une clé, face à cette nécessité d'ubiquité, sous peine de burn out à un moment ou à un autre. Pour faire comprendre sa vision, et surtout embarquer des interlocuteurs dans cette stratégie : formuler cela en récit, en histoire. Gérer ? Le meilleur des business plans n'est jamais rien d'autre qu'une fiction, alors autant aller jusqu'au bout de la démarche, avec une formulation narrative. Le relationnel : cela semble couler de source d'autant que "les histoires sont la monnaie d'échange des rapports humains" (R. McKee). Déléguer ? Et bien, avec une histoire, vous n'êtes pas dans un monologue, vous êtes dans bien plus qu'un dialogue, dans une co-construction : vous transférez à votre interlocuteur le pouvoir de faire sienne votre histoire, en la remodelant s'il le souhaite, à sa sauce.
Et pour vous, quelle est la compétence suprême ?
Pour ce qui est du storytelling, vous pouvez nous contacter : conseil, formation, production...