Le choix des mots...

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Les mots que nous choisissons racontent une histoire.
Exemple : le pape Benoît XVI en Israël qui, devant le mur des lamentations, parle des "Juifs tués" pendant la seconde guerre mondiale.
Les observateurs se demandent depuis, pourquoi il n'a pas dit "Juifs assassinés".
Peu importe l'intention, peut-être que cet emploi d'un mot au lieu d'un autre ne relève pas d'un choix papal mais d'un hasard de langage, mais l'effet, l'interprétation par l'auditoire est là. Et c'est tout ce qui compte à l'arrivée.

L'émotion ne se commande pas

"Souscrivez à de nouvelles émotions".
C'est le slogan de la campagne d'abonnements 2009/2010 d'une scène nationale d'Opéra de province, qui vient de démarrer.
Une garantie de belles histoires en perspective ? Si les émotions, pierre angulaire du storytelling, fonctionnaient comme ça, sur commande, cela se saurait.

Si vous ne pouvez pas le contrôler...

... Vous ne pouvez pas le gérer.
C'est ce qu'on entend souvent dans des environnements corporate.
A cela, peut répondre une citation qui vaut bien une histoire : c'est Einstein, qui a dit "tout ce qui compte ne peut pas être comptabilisé, et tout ce qui est comptabilisable ne compte pas forcément pour grand chose".
C'est exactement comme cela que l'on peut comparer le storytelling aux modes de fonctionnment traditionnels.