Neurosciences : de nouvelles avancées narratives

An ongoing story (so to speak) here at Neuromarketing is the power of stories to engage readers and listeners. Now, there’s new brain scan evidence that shows a startling phenomenon: when one person tells a story and the other actively listens, their brains actually begin to synchronize.

A new study from Princeton University reports that a female student of lead investigator, Uri Hasson, can project her own brain activity onto another person, forcing the person’s neural activity to closely mirror that in her own brain. The process is otherwise known as speech…

The researchers found that when the two people communicate, neural activity over wide regions of their brains becomes almost synchronous, with the listener’s brain activity patterns mirroring those sweeping through the speaker’s brain, albeit with a short lag of about one second. If the listener, however, fails to comprehend what the speaker is trying to communicate, their brain patterns decouple. [From Scientific American - Mind and Brain - Of two minds: Listener brain patterns mirror those of the speaker by R. Douglas Fields.]

The brain scans show that such neural coupling doesn’t always occur – it only happened when the listener was paying attention and understood the story. (It’s entirely possible, of course, that conversations other than stories can also cause similar brain synchronization.)

This work seems most relevant to speakers and in-person salespeople. If one can engage the audience or sales prospects to the point where their brains are mirroring (or even anticipating) one’s own brain activity, they are clearly fully engaged. In this condition, one is far more likely to be successful, whether the objective is to inform or convince. And, pending further research on this “mind meld” phenomenon, we know that at least stories can cause the brains of speakers and listeners to synchronize.

View the whole paper at PNAS.org: Speaker–listener neural coupling underlies successful communication by Greg J. Stephens, Lauren J. Silbert and Uri Hasson.

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Merci à Susan Williams de nous avoir signalé cette très intéressante ressource. De nouvelles trouvailles mettent en lumière le fait que lorsque deux esprits échangent des récits, ils se synchronisent. Ce n'est pas une preuve absolue de l'efficacité scientifiquement établie du storytelling, mais c'est une belle avancée !

Revue de pubs... pas très storytelling

L'été donne l'occasion d'ouvrir des magazines que l'on ne lit pas tout le reste de l'année.
Je me suis amusé façon de parler à feuilleter l'un d'eux pour examiner leur storytelling.

Evidemment, pas toutes les pubs, car certaines ne se caractérisent par aucune intention de storytelling, mais celles qui promettent des récits, des histoires... sans en délivrer.
Comme cette pub IWC, une marque de montres (Schaffhausen since 1868).
Beaucoup de textes et un début d'accroche qui promet : Saint Exupéry. Matière à récits. Contrebalancée par le texte juste en dessous : "Seuls les vrais hommes en portent". Bof.
Dans le texte, on parle un peu de Saint Exupéry, mais à part le nom de la collection de montres, le lien est très ténu. La signification d'IWC pourrait peut-être être un récit ? International Watch Company : ça fait très World Company à la guignols de l'info. Va donc pour IWC. S'ensuit des descriptifs techniques pas très oniriques, et une liste des différentes collections de la marque : Portugaises, Probus Scafusia etc. Assez énigmatique.
Et on termine par un "Conçue pour les hommes" qui n'arrange rien.

Allez, passons à la page suivante : "L'histoire nous enseigne le bon goût" - Kronenbourg. Dommage : histoire et histoire ne font pas qu'un ; une histoire d'entreprise n'a pas forcément quelque chose à voir avec l'Histoire-Géographie d'entreprise. Et même si la réglementation sur la pub des boissons alcoolisées engage plus que d'autres secteurs à lire entre les lignes...

On tourne encore, pour apprendre que la nouvelle Jaguar XJ "défie les codes et les tendances". Ah, un récit ? Plus bas : "vous aimez la différence, elle aussi". Oh oui, une histoire !
Et non !
On nous parle de "technologie hautement intuitive"  et puis rien. Quand la suggestion ne suggère rien, il n'y a pas d'histoire.

Suite. Voilà Mumm qui nous annonce une "histoire d'exception". Rien de narratif ici non plus : "une histoire écrite comme une réussite unique autour d'hommes et de produits d'exception". Des affirmations, des faits, pas d'histoires.

Et alors ,
Et bien, il y a du travail, et ça c'est plutôt positif !